Technocampus Océan: que peuvent faire des (nouveaux) élus départementaux contre le nucléaire civil et militaire ?

Dans notre département de Loire-Atlantique, il y a un « Technocampus Océan » en construction à Bouguenais près de l’actuel aéroport Nantes Atlantique. Il est construit par le Conseil régional mais bénéficie aussi de subventions des autres collectivités publiques suivantes :
– des métropoles (Nantes Métropole et CARENE),
– le Conseil général 44,
– l’Etat, via le Fonds National d’« Aménagement Durable » du Territoire (FNADT),
– l’Union européenne, via le Fonds Européen de « Développement Régional » (FEDER).
Ce Technocampus Océan est supposé abriter des activités de recherche sur les Energies Marines Renouvelables (voir la page régionale Ouest France du 24 janvier 2014).

Or, plus de la moitié de ce projet de Technocampus Océan bénéficiera à DCNS (anciens arsenaux
devenus une entreprise de droit privé dont l’Etat reste l’actionnaire majoritaire), qui est l’industriel majeur en France du naval de défense, réalisant notamment les porte-avions à propulsion nucléaire (Charles de Gaulle), les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les « engins » étant des missiles à têtes nucléaires (M51 par exemple), donc des bombes atomiques, en violation du Traité de Non Prolifération nucléaire, sans compter les fameux porte-hélicoptères ou BPC, les non moins fameuses frégates, etc..

DCNS se diversifie aussi vers… le nucléaire civil (sous-traitant d’Areva pour l’EPR, réacteur Jules
Horowitz pour le CEA (Cadarache), projet de centrales nucléaires sous-marines) ainsi que dans les Energies Marines Renouvelables (EMR), mais sur ce dernier point cela semble bien moins concret : DCNS ne compte que sur « quelques GéoTrouvetou » selon la page départementale du 7 novembre 2013 du journal Ouest France!
Il est à noter que la « diversification » de DCNS vers le nucléaire civil se fait à perte (provisions
passées récemment), l’aide des collectivités va donc peut-être de facto combler ce trou-là et, même si ce n’est pas le cas, elle va de toute façon faciliter l’activité militaire et nucléaire tout venante de DCNS. 1

Avec ce Technocampus Océan, il s’agit donc bien de financer, construire et louer « à prix d’ami » un projet immobilier sur mesure à DCNS, dont l’activité principale reste la construction navale
militaire notamment nucléaire et dont la diversification principale est le nucléaire civil et non les Energies Marines Renouvelables.
Que peuvent faire des (nouveaux) conseillers départementaux ?

Exiger que Technocampus Océan ne soit loué à aucune entreprise ayant aussi une activité
dans le nucléaire ni dans le militaire, ou bien, à défaut, exiger du Conseil régional des Pays de la Loire le remboursement de la subvention de 3 960 000 euros que lui a apportée le Conseil général 44 par un vote de décembre 2012 2 , à charge pour le Conseil régional de pratiquer des loyers en rapport avec le coût du projet sans subvention. 3

Sortir du nucléaire Pays nantais
Tel : 02 40 28 87 20
Courriel : sortirdunucleairepaysnantais@laposte.net

 

1 Dans notre département et notre région, DCNS est sans doute le principal acteur du lobby nucléaire civil et militaire avec son implantation sur la commune d’Indre (sur la Loire en aval de Nantes) où sont construites les chaufferies nucléaires de propulsion des porte-avions et sous-marins et où est réalisée la sous-traitance pour Areva, la réalisation du réacteur pour le CEA, etc..
2 Au cours duquel seule Françoise Verchère s’est opposée et seuls Chantal Leduc-Bouchaud et Claude Naud se sont abstenus.
3 Par ailleurs, l’ADEME finance déjà directement les prototypes éoliens off shore flottant, hydroliennes, énergie thermique des mers, énergie houlomotrice. Et l’Etat a lancé des Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour desRécupérés, ces 3 960 000 euros pourraient :
– aider à financer les compétences obligatoires du Conseil général 44 (collèges, action sociale,
transports Lila,…),
– ou aider à boucler le budget du Conseil général 44 s’ils étaient tout simplement économisés,
– ou permettre de réaliser sur le département plus de 25 éoliennes supplémentaires ou leur
équivalent s’ils étaient investis dans des projets citoyens d’énergies renouvelables à hauteur
de 20% du capital à travers sa société d’économie mixte LAD-SELA, comme c’est le cas
actuellement pour le parc éolien de Séverac Guenrouët.

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